Home

Car je ne trouve pas la direction des propos que nous tenons d’ailleurs, est-ce bien nous qui les tenons ? viennent-ils de l’intérieur, accrochés à nos rêves comme les rênes d’un cheval galoppant dans la lande de nos pensées éparses ?
Je m’emporte, je m’égosille, les mots étranglés dans ma gorge nouée, je m’immobilise
Qu’est-ce que je pourrais te dire ? comment, par quel biais communiquer, comment définir, définir ce que je suis avec toi ? rien, ou tout, ou demi, où rient les démons accusateurs, mais je ne suis pas finie, je lutte, heureusement.

Les phrases que je pronnonce restent incomplètes, les messages du mensonges sont, et c’est souvent.
La curiosité que j’ai de toi, les reproches que j’ai à te faire, coincés, coincée, mijorée.
Tu mijotes quelque chose contre moi. Tu trouves que je suis froide, que je t’ignore, les mots que je prononce te cachent quelque chose de plus secret.
Impasse sur le secret, nos âmes recluses, repliées sur elles, plicaturées quelque part à l’intérieur d’un coma passager.
Ce que tu vois est une caricature de moi, c’est ce que je te donne à voir : mon corps handicapé dans des phrases tendinites. J’ai peur d’aller trop loin, de t’ennuyer, avoir peur fait de moi une imbécile, mais je ne suis pas finie, je lutte, heureusement.
C’est tout le drame de cet instant.

________________________________________________________________________________________

 

L’adulte punit l’enfant :
« écris 100 fois dans ton cahier : c’est pas beau de sortir sa langue, c’est pas propre » L’enfant écrit 100 fois ces mots sur les pages de son cahier puis il dit aux autres : « on va arrêter de dire je t’aime »

De brûlants acariens détruisaient la danse de nos pensées gercées

Nos mémoires dans nos corps dans les rues sur la terre mutilée, Nos terres dans les rues dans nos corps sur la mémoire mutilée écoutent sans se lasser le rythme des vagues pleines et sauvages

J’aimerai en avoir fini avec les intrigues de mauvais goût avec, le grésillement des lignes à hautes tension Mes cheveux tombent entre la gencive et la dent morte des déchets, accumulés
Il faudrait aller courir dans la forêt, courir et ne pas se retourner et se vider de toute simagrée
Il faudrait prendre l’air, prendre la mer se laisser pendre dans le vent

Ne sais pas. Comment me laver ?
De mes peines de mes peaux tordues sort la tyranie
Ne sais pas comment me laver de la tyranie mon pouce massacré par la salive
Tétanisée d’angoisse à l’idée que je serai nulle, partie de l’erreur pour y revenir toujours et en tous lieux inconnue, étrangère, étagère,
banale étagère. Fatiguant.
Mais, je suis trop maladroite pour être Etagère collée au mur coléoptère.
Il manque les fixations et il y a trop de vis dans la boite, trop d’ailes, je donne un coup de pied dans la boîte et les objets et les membres s’éparpillent dans le monde, Immense
trop immense ou pas assez ? trop absurde pour que je le contienne avec toutes ses données dans mon cortex
alors, je joue des rôles dans la pièces avec les autres et le masque porte mes yeux à son regard.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s